Association de
Psychodynamique
Wallonienne
Une théorie du détour pour une réelle prise en compte de l'Homme global en situation concrète

Qui est Henri Wallon?

Henri Wallon

Henri Wallon né en 1879 et meurt en 1962. D'abord philosophe, il s'oriente ensuite vers la psychologie et la médecine (neuropsychiatre).

La dialectique Organisme/Milieu

La dialectique Wallonienne peut-être résumée par la prise en compte comme une unité indissociable, deux aspects de l’humain pouvant être perçus comme antinomiques: le biologique et le social. Le lien se faisant par l’activité issue de l’appareil psychique.
« Ces échanges à tout instant sélectionnés par l’activité nerveuse supérieure entre l’organisme et le milieu ce n’est plus le biologique entièrement distinct du social. L’intrication des deux est primaire et fondamentale. […] Il s’agit de processus dont ils sont les deux constituants complémentaires. Et cette substitution du processus à la propriété, de l’acte à la substance, c’est précisément la révolution que la dialectique a opérée dans notre façon de connaitre » (Wallon, 1963).

Une démarche d'ouverture, par définition

Plusieurs auteurs (Widlocher, 1979; Jalley, 1981) ont bien constaté que Wallon était lecteur de Freud, Piaget et autres contemporains. Mais lorsque nous nous plaçons dans la perspective dialectique telle que l'entendait Wallon, il est compréhensible d'observer que cela va plus loin qu'une simple lecture. Il s'agit bien d'une réelle prise en compte de points de vue qui peuvent paraitre, au premier abord, inconciliables.

« La psychologie de l'enfant a subi dans son développement ultérieur deux grandes influences, celle de Binet et celle de Freud. Les excès mêmes et les erreurs dont ces influences peuvent être responsables n'ont pas été sans résultats pour la connaissance de l'enfant, car c'est la nécessité de leur redressement qui a suscité parmi les psychologues tout un effort de meilleure adaptation entre les méthodes et la réalité, puis d'interprétation plus critique des hypothèses et des principes qui avaient d'abord été admis comme incontestables » (Wallon, 1954).

Wallon indique, par cette déclaration lors des journées internationales de psychologie de l’enfant, son positionnement par rapport aux autres approches de la psychologie. Toute perspectives, aussi opposée qu’elles semblent être, ont leur mérite et leur limite. Ce n’est que par leur lecture rigoureuse et critique, que peut naitre une synthèse plus globale permettant d’aborder la complexité du réel. D’ailleurs, Wallon était très sensible à conserver cette complexité dans la description des processus psychiques, comme le montre cette anecdote rapporté par René Zazzo. Alors que des étudiants venaient quérir de l’aide auprès de lui pour expliquer, en la simplifiant, la pensée de Wallon, la réponse de ce dernier en l’apprenant a été sans appel : « Sa réaction cette fois-ci fut sèche et sans sourire : je vous l'interdis, s'exclama-t-il. Expliquer ! Qu'est-ce que cela veut dire ? Comment allez-vous vous y prendre ? Vous allez aplatir mon enseignement, déformer mes idées en les simplifiant ? Il n'en est pas question » (Zazzo, 1993, p.8).

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